Hypnose Médicale

Qu’est-ce que l’hypnose médicale ?

Qu’est-ce que l’hypnose médicale ?
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L’hypnose vient du mot grec « hypnos » sommeil. On parle d’état de conscience entre le sommeil, le corps et l’esprit. Durant cet état d’hypnose, l’hypno thérapeute amène son patient à laisser son inconscient s’exprimer.
L’hypnose est un état de conscience modifié entre veille et sommeil, ce qui permet au médecin d’intervenir pour soulager les maux et troubles éventuels de son patient.

Mode de fonctionnement

Par le biais de techniques caractéristiques et individuelles, de suggestions, l’hypno thérapeute, ou le médecin, va permettre au patient d’atteindre un état hypnotique – (son état de conscience en sera transformé).
Le praticien pourra alors l’utiliser à des fins thérapeutiques. Il pourra aider son patient à comprendre, à gérer, et à accepter des situations qui le mettent en souffrance.

Ces différentes techniques thérapeutiques ciblées en fonction de la pathologie du patient, permettront une aide efficace dans le traitement du stress par exemple, ou de la douleur. Cette technique permet également de faciliter la relation thérapeutique de manière globale.

L’état hypnotique est une manifestation naturelle du cerveau que nous avons tous, un jour ou l’autre expérimenté. Par exemple, lorsque nous sommes concentré à l’extrême en lisant un passage passionnant d’un livre, ou alors lorsque nous effectuons un puzzle qui requiert une extrême minutie, on peut dire que nous sommes en état d’hypnose, car plus rien autour de nous ne peut nous perturber, tant notre concentration est à son apogée.

Quand recourir à l’hypnose médicale ?

De plus en plus de médecins anesthésistes recourent à l’hypnose médicale car elle permet un traitement de l’anxiété liée à une opération par exemple.
On peut recourir à l’hypnose pour diminuer la douleur liée à une intervention chirurgicale, en association avec la médication habituelle, qui peut être suffisamment réduite. Autre exemple, grâce à l’hypnose, les biopsies du sein, peuvent être effectuées avec une anesthésie locale combinée à la séance d’hypnose.

D’après l’Inserm, (Institut national de la santé et de la recherche médicale) l’hypnose serait efficace pour pallier certaines anesthésies ou encore pour traiter des maladies digestives.
On peut recourir à l’hypnose également pour le syndrome du côlon irritable. Une maladie qui fait parler d’elle par les ballonnements, les douleurs abdominales et les diarrhées qu’elle procure.

Actualité récente, le CHU de Lille a réalisé une opération à cœur ouvert chez un patient de 88 ans qui était sous hypnose !

Que permet-elle ?

L’hypnose médicale permet aussi de guérir ou d’améliorer certains troubles ou comportements (difficultés alimentaires, addictions, dysfonctionnement psychique ou psychosomatiques). L’hypnose permet de guérir car elle modifie le contexte d’une habitude ancrée.

  • Elle permet d’éradiquer les éventuelles phobies liées au stress de l’hôpital, de la salle d’opération,
  • Elle permet une diminution des sédatifs et autres médicaments antalgiques lors d’une anesthésie,
  • Elle permet d’apprivoiser certains troubles ou addiction et se révèle donc d’une aide précieuse pour la santé du patient,
  • Elle permet également d’améliorer l’efficacité des traitements contre la douleur.

En pratique, quand en bénéficier ?

Lors des peurs ou craintes liées au milieu médical ou hospitalier

  • Par exemple, la peur d’une anesthésie générale
  • La peur d’être claustrophobe en passant une IRM
  • La peur des seringues, des piqures, etc…

Pour des actes médicaux

  • Lors d’examens cardiologiques, ou pulmonaires
  • Lors d’examens d’approfondissements, de type endoscopie digestive,
  • Lors de gestes médicaux comme la ponction lombaire par exemple, examen souvent douloureux et induisant un stress lié au bon geste ;
  • Lors d’une péridurale, pour un accouchement, etc…

Pour une intervention chirurgicale

En complément de l’anesthésie, on peut recourir à l’hypnose médicale, car elle a un impact évident sur le stress du patient, sur son bienêtre général et la qualité de la prise en charge.
Parfois, il arrive que l’hypnose soit couplée à une très courte anesthésie locale ce qui a pour effet une réduction des médicaments antalgiques. Dans ce cas, le chirurgien doit être favorable à cette approche et juge de la pertinence de cette pratique.

Lors de douleurs chroniques

On peut dire que l’hypnose se révèle très efficace pour combattre les douleurs en parallèle des médicaments. Bien sûr elle ne s’y substitue pas, mais est d’une aide précieuse pour aider le patient à supporter les douleurs.

Comment se déroule une séance d’hypnose médicale ?

Approche globale du patient

L’approche repose sur une confiance mutuelle entre le patient et le médecin hypno thérapeute. Pour que l’hypnose fonctionne le mieux possible, le médecin doit prendre en compte divers critères : les dimensions biologiques, neurophysiologique, psychiques et socio-économique de son patient.

La séance débute par quelques questions permettant ainsi au praticien de se renseigner au plus près des problèmes que rencontre son patient. En accord avec lui, il déterminera l’objectif de la séance.

Le médecin formé à l’hypno thérapie permet au patient d’entrer dans un état hypnotique par des mots, des phrases courtes, choisis de manière ciblée, ce qui rend la personne plus réceptive aux sensations de confort que le thérapeute va suggérer pendant le temps que se déroule la séance.

Entrée dans l’état hypnotique

Le Thérapeute invite son patient à se détendre. Le patient doit fermer les yeux ou fixer un point précis dans la pièce. Le praticien quant à lui adopte une voix douce et monotone. Il arrive parfois que des praticiens fassent usage d’une musique apaisante.

Paroles directes ou indirectes

Une fois que le médecin s’est rendu compte que son patient était rentré dans un état hypnotique, il procède à la répétition de suggestions directes, par exemple « votre mal de tête disparaît », ou indirectes, comme par exemple « imaginez que vous vous trouvez dans un lieu tranquille et charmant, agréable »

Sortie d’hypnose

Une progression est nécessaire dans le réveil, pour que le patient puisse se réapproprier l’usage de son corps, de ses muscles, et ainsi reprendre le dessus sans ressentir de trouble.
D’une manière générale, le patient éprouve un bien être général et une sensation de détente, de relâchement, d’apaisement et de soulagement.

Le choix du praticien

Il est très important d’avoir à faire à un praticien formé, un professionnel de santé qui a un lien avec la pathologie ou le trouble de la personne.

Des associations comme la Société française d’hypnose ou l’Association française pour l’étude de l’hypnose médicale répertorient sur leur site des praticiens (médecins, dentistes, psychothérapeutes, infirmiers, kinés…) ayant reçu une formation à l’hypnose médicale.

Les centres hospitaliers peuvent également renseigner sur les hypno thérapeutes travaillant en collaboration avec les praticiens hospitaliers. Mais de plus en plus de praticiens hospitaliers sont eux-mêmes formés à cette technique (infirmières anesthésistes par exemple).

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