Comment faire le deuil de son père ?

deuil tristesse

Le deuil, comme étape nécessaire

Le deuil est une étape nécessaire qui dure plus ou moins longtemps. Même si cela n’est pas facile, durant cette étape nous passons par un sentiment de tristesse intense, parfois par un déni, la colère peut nous envahir également, tout comme une douleur extrême. Tout ce qui est vécu et ressenti à l’annonce de la mort d’un père par exemple. Ce temps de latence est souvent douloureux, le deuil se vit de manière très  difficile pour la plupart des personnes.

Il appartient à chacun de nous de trouver son propre rythme, ce que l’on appelle le temps du deuil.

Ce temps est plus ou moins long et un jour viendra le moment où la vie l’emportera sur le chagrin et vous pourrez alors de nouveau aller de l’avant, refaire des projets.

Mais il faut respecter le processus de deuil qui consiste d’abord à ne pas refouler ses sentiments.

Accepter ses émotions et ses sentiments

Il est important de ne pas vouloir aller trop vite, ne pas oublier des étapes, car ce long processus est vital pour accepter la mort d’un père. Il est aussi important de ne pas refouler ses émotions, il vaut mieux les exprimer et  les accepter pour pouvoir les apprivoiser ensuite. Cette étape paraît essentielle, et nous pouvons nous faire aider par un membre de la famille, ou des amis proches, ou même un psychologue si cela s’avère nécessaire. Car pouvoir dire ses émotions et ses sentiments, nous permet ensuite d’accepter les choses comme elles sont, et cela permet de passer  à l’autre étape suivante qui est l’acceptation.

Accepter d’être l’enfant qui survit à ses parents

Un père ou une mère souhaite toujours le meilleur pour ses enfants, et lors de l’éducation que nous recevons, nos parents nous apprennent la réalité de la vie. Nous pouvons être confrontés à la mort d’un grand-père, d’une grand-mère, et c’est dans l’ordre des choses que nos ascendants partent avant nous. Nos parents désirent que nous fassions notre vie de manière la plus heureuse possible et nos parents ne souhaitent pas que leurs enfants perdent « pied » lors de leur mort. Il faut accepter l’ordre des choses : nous devons survivre à nos parents.

 

Ne pas s’oublier, penser à soi

La mort d’un père nous replonge bien souvent dans notre enfance, et l’on refait le chemin de notre parcours de vie avec les bons et les mauvais moments. Bien souvent nous focalisons notre pensée sur cet être cher que nous avons perdu et nous nous oublions. Il arrive un moment dans le processus du deuil où nous devons prendre  conscience que la vie continue malgré tout, et lors de cette prise de conscience, nous devons penser à nous.

Cette étape, n’est pas un renoncement, mais une mise en sommeil de nos pensées douloureuses pour mieux nous réapproprier notre existence.

Cette étape est absolument fondamentale pour aller de l’avant.

Aller de l’avant

Après un temps plus ou moins long, et après avoir accepté le processus nécessaire du deuil, nous sommes enfin en mesure de continuer notre vie de manière plus spontanée.

L’être humain est ainsi fait, il a besoin de projets qui l’animent, et d’aller de l’avant. Pour ce faire, toutes les étapes expliquées plus haut, sont nécessaires, et ce qu’il faut retenir, c’est que nous sommes tous différents dans notre rapport au TEMPS ! Et ce rapport au temps est très important, nous devons respecter notre propre temps de deuil, sans jugement. Chacun son propre rythme.

Et alors, viendra de manière naturelle, le temps de la réappropriation de notre existence avec des pensées beaucoup plus apaisées pour l’être cher disparu.

Bien sûr on ne peut pas remplacer un père qui est mort. Mais il est possible de vivre avec le souvenir de ce père de manière plus sereine, grâce au processus respecté du deuil, ce temps si particulier qui fait que, au final, c’est la VIE qui nous pousse….

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